vendredi 5 septembre 2008

Notre bon Président et les sans-gênes corses

"C'est pas parce que Christian Clavier est un ami, qu'il n'a pas le droit d'être traité comme n'importe quel citoyen."

Ou quelque chose dans le genre. En tout cas, c'était l'idée de la sortie rhétoriquement toujours aussi habile de notre bon Président de la République. Nicolas Sarkozy.

Dieu merci, notre bon Président est là pour veiller au grain. Car lorsque le couperet policier s'émousse, c'est toute la justice du pays qui est en péril. C'est tout le système de notre beau pays qui vacille. Bref, y'a au moins une couille dans le potage dans le triptyque "Liberté, égalité, Fraternité".

Alors quand ça barde, quand un citoyen lambda comme Christan C. voit sa belle pelouse corse ravagée, labourée, sacagée par ces culs terreux d'indépendantistes, c'est carrément Nicolas qui se charge de repasser derrière la bleusaille.

L'année dernière, je me suis fait cambrioler mon appartement. Place nette. Vide le clapier. Même pas un mot. Eh bien vous savez quoi? J'aurais bien aimé que mon bien aimé Président de la République vienne virer cet empafé de commissaire divisionnaire. Parce qu'il avait reçu des infos mon dit commissaire. Je l'avais prévenu, moi, que des gens bizarres, et eux aussi encagoulés, avaient déjà sévi dans l'immeuble et qu'ils recommenceraient. Mais voilà, il n'a rien fait.

Alors, aujourd'hui, je suis bien content que notre bon Président montre qu'on ne reste pas impuni quand on pénètre en chaussures de montagne ou en espadrilles dans le jardin de la propriété avec vue sur mer d'un citoyen comme un autre.

Un Président qui s'occupe de la France d'en bas.
Moi je dis chapeau. Je remercie. Et surtout, ça me redonne confiance dans la justice et l'égalité de mon pays.

Merci mon bon Président de la République. Du fond des urnes, merci.

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