Comment??
Qu'est-ce que c'est que ces rumeurs à dormir debout ?
Notre bon Président, en compagnie de son honorable Premier ministre, en pleine tourmente financière aurait ourdi un complot malveillant à l'endroit des "racailles" de banlieue grâce à "l'Affaire des sifflets du Stade de France"?
Les services du ministère de l'Intérieur étaient donc au courant avant même le lancement de la Marseillaise et son massacre par la moitié crétine des amateurs de foot...
Bizarre (je dis juste ça comme ça) que notre bon Président n'ait rien fait avant qu'elle ne soit huée, cette bonne vieille Marseillaise où il est question de Citoyens, de Patrie et de Gloire...
Alors moi, je me demande forcément, pourquoi?
pourquoi avoir fait ça?
pour transférer un peu du poids de la culpabilité et de la faillite qui pèse sur les financiers (merci nos traders de la Caisse d'Epargne d'avoir lâché 600 millions d'euros en jouant en bourse en pleine crise... On ne va pas vous faire la leçon, car on n'y comprend rien nous les gens... On serait un peu prétentieux de vous dire de faire un poil attention au pognon en temps de crise), je disais-donc, cette culpabilité de faillite du pays, qu'on doit bien à nos amis boursicoteurs, c'était une bonne idée de la faire passer sur les crétins de banlieue qui ne comprennent rien non plus, il faut bien l'avouer, à la Marseillaise et au respect...
Ceci dit, on parle bien de "tyrannie" dans la Marseillaise... Et "qu'un sang impur abreuve nos sillons".
C'était peut-être juste une répèt' qu'ils faisaient, au Stade de France... En attendant de faire un vrai concert au Palais Brognard...
Sans le comprendre, ils ont peut-être donné du sens à cette bonne vieille Marseillaise...
"Tremblez, tyrans et vous perfidesL'opprobre de tous les partisTremblez! vos projets parricidesVont enfin recevoir leurs prix! Tout est soldat pour vous combattreS'ils tombent, nos jeunes hérosLa France en produit de nouveaux,Contre vous tout prêts à se battre."
Je crois que c'est le 3e couplet de notre hymne. Ca fout les chocottes hein?!
samedi 18 octobre 2008
vendredi 5 septembre 2008
Notre bon Président et les sans-gênes corses
"C'est pas parce que Christian Clavier est un ami, qu'il n'a pas le droit d'être traité comme n'importe quel citoyen."
Ou quelque chose dans le genre. En tout cas, c'était l'idée de la sortie rhétoriquement toujours aussi habile de notre bon Président de la République. Nicolas Sarkozy.
Dieu merci, notre bon Président est là pour veiller au grain. Car lorsque le couperet policier s'émousse, c'est toute la justice du pays qui est en péril. C'est tout le système de notre beau pays qui vacille. Bref, y'a au moins une couille dans le potage dans le triptyque "Liberté, égalité, Fraternité".
Alors quand ça barde, quand un citoyen lambda comme Christan C. voit sa belle pelouse corse ravagée, labourée, sacagée par ces culs terreux d'indépendantistes, c'est carrément Nicolas qui se charge de repasser derrière la bleusaille.
L'année dernière, je me suis fait cambrioler mon appartement. Place nette. Vide le clapier. Même pas un mot. Eh bien vous savez quoi? J'aurais bien aimé que mon bien aimé Président de la République vienne virer cet empafé de commissaire divisionnaire. Parce qu'il avait reçu des infos mon dit commissaire. Je l'avais prévenu, moi, que des gens bizarres, et eux aussi encagoulés, avaient déjà sévi dans l'immeuble et qu'ils recommenceraient. Mais voilà, il n'a rien fait.
Alors, aujourd'hui, je suis bien content que notre bon Président montre qu'on ne reste pas impuni quand on pénètre en chaussures de montagne ou en espadrilles dans le jardin de la propriété avec vue sur mer d'un citoyen comme un autre.
Un Président qui s'occupe de la France d'en bas.
Moi je dis chapeau. Je remercie. Et surtout, ça me redonne confiance dans la justice et l'égalité de mon pays.
Merci mon bon Président de la République. Du fond des urnes, merci.
Ou quelque chose dans le genre. En tout cas, c'était l'idée de la sortie rhétoriquement toujours aussi habile de notre bon Président de la République. Nicolas Sarkozy.
Dieu merci, notre bon Président est là pour veiller au grain. Car lorsque le couperet policier s'émousse, c'est toute la justice du pays qui est en péril. C'est tout le système de notre beau pays qui vacille. Bref, y'a au moins une couille dans le potage dans le triptyque "Liberté, égalité, Fraternité".
Alors quand ça barde, quand un citoyen lambda comme Christan C. voit sa belle pelouse corse ravagée, labourée, sacagée par ces culs terreux d'indépendantistes, c'est carrément Nicolas qui se charge de repasser derrière la bleusaille.
L'année dernière, je me suis fait cambrioler mon appartement. Place nette. Vide le clapier. Même pas un mot. Eh bien vous savez quoi? J'aurais bien aimé que mon bien aimé Président de la République vienne virer cet empafé de commissaire divisionnaire. Parce qu'il avait reçu des infos mon dit commissaire. Je l'avais prévenu, moi, que des gens bizarres, et eux aussi encagoulés, avaient déjà sévi dans l'immeuble et qu'ils recommenceraient. Mais voilà, il n'a rien fait.
Alors, aujourd'hui, je suis bien content que notre bon Président montre qu'on ne reste pas impuni quand on pénètre en chaussures de montagne ou en espadrilles dans le jardin de la propriété avec vue sur mer d'un citoyen comme un autre.
Un Président qui s'occupe de la France d'en bas.
Moi je dis chapeau. Je remercie. Et surtout, ça me redonne confiance dans la justice et l'égalité de mon pays.
Merci mon bon Président de la République. Du fond des urnes, merci.
jeudi 26 juin 2008
Chômeur, tu es une merde...
On ne va pas passer des siècles à se demander comment on a pu en arriver là... En tout cas, on y est.
Le Sénat, en première lecture a voté le texte de loi très controversé sur les "droits et devoirs" du chômeur. Alors. Prenons ça très concrètement. Voire terre-à-terre.
Imaginons un cas d'école : Un journaliste qui postule à un boulot de journaliste. Profession sinistrée. Peu de travail, beaucoup de monde sur les rangs, des employeurs qui n'attendaient que ça.
Qu'est-ce qu'il se passe, hein?
A : Le mec est déjà en poste (les sommes sont à titre d'exemple) --> L'employeur le reçoit, ça cause, ça cause, tout le monde semble content. L'employeur demande alors : "combien vous demandez?", "Disons, pour les 10 ans d'expérience et vu mon salaire actuel, si je fais un petit effort, je dirais 3000 euros par mois", fait le journaliste postulant. "Très bien monsieur X, nous allons étudier votre candidature avec attention. Nous ne manquerons pas de vous rappeler", fait le recruteur. En réalité, dans sa tête, il se dit "Hein?! Combien?! Mais enfin, j'ai des chômeurs en fin de droits qui tapent à la porte et qui ne pourront pas refuser 1200 euros net ! Je crois qu'on va en rester là. Manque pas d'air celui-là !"
Conséquence de ce cas : la mobilité inter-entreprises dont on nous rebat les oreilles, hop ! aux oubliettes. Le journaliste en poste : il continuera à s'accrocher comme un Bernicle à son siège. Ne va plus rien branler, va tomber en dépression, va coûter grave cher à l'entreprise. Va faire son ulcère, sera renvoyé à 50 piges, touchera le chômage, touchera son cancer et coûtera cher à toute la société.
L'employeur lui, préfère attendre que les enchères baissent (oui, oui, les enchères, ça baisse maintenant, c'est un nouveau concept)
B : le journaliste est chômeur depuis peu (les sommes sont à titre d'exemple) et a déjà refusé deux offres dites "raisonnables"--> L'employeur le reçoit, ça cause, ça cause, tout le monde semble content. L'employeur demande alors : "combien vous demandez?", "Disons, pour les 10 ans d'expérience, vu que je suis au chômage, disons 2300 euros par mois", fait le journaliste postulant. "Très bien monsieur X, nous allons étudier votre candidature avec attention. Nous ne manquerons pas de vous rappeler", fait le recruteur. En réalité, dans sa tête, il se dit "Hein?! Combien?! Mais enfin, j'ai des chômeurs en fin de droits qui tapent à la porte et qui ne pourront pas refuser 1200 euros net ! Je crois qu'on va en rester là. Et puis des chèques repas tant qu'il y est?!"
Conséquences de ce cas : idem qu'avant. Sauf que le chômeur commence à avoir les chocottes. il n'a pas refusé, mais il ne trouve pas de travail et le temps passe... Bientôt, il va devoir accepter de travailler pour beaucoup moins. Le directeur lui, il est tout content, parce que comme ça, il fait baisser les prix du marché du travail. C'est bien.
Cas C : Notre journaliste est au chômage depuis un an. Il a fait des piges et tout le tralala, mais n'empêche. Prochaine offre, il pourra plus dire non. ---> L'employeur le reçoit, ça cause, ça cause jusqu'au moment du salaire : "Bien, depuis combien de temps êtes vous au chômage?", le journaliste rougit : "un an...", l'employeur s'exclame : "Alors le poste est à vous ! On va s'entendre. 1200 euros ! Banco !"
Conséquence de ce cas : le demandeur d'emploi est devenu un mendiant d'emploi. L'employeur donne un susucre, un mec disparaît des statistiques ANPE. Il va s'aigrir dans son entreprise car il sait qu'il est sous-payé. Donc il ne va pas non plus faire trop d'efforts pour 1200 euros par mois. Productivité 0. Mais tout le monde est content. Sauf celui qui travaille.
Conclusion : Je dis bravo. Bravo à ceux qui ont pensé à ce système. Chaque chômeur peut donc mesurer le souci que l'Etat et la représentation nationale ont de lui. Mais bon sang, il n'a qu'a pas être aussi feignant !
Le Sénat, en première lecture a voté le texte de loi très controversé sur les "droits et devoirs" du chômeur. Alors. Prenons ça très concrètement. Voire terre-à-terre.
Imaginons un cas d'école : Un journaliste qui postule à un boulot de journaliste. Profession sinistrée. Peu de travail, beaucoup de monde sur les rangs, des employeurs qui n'attendaient que ça.
Qu'est-ce qu'il se passe, hein?
A : Le mec est déjà en poste (les sommes sont à titre d'exemple) --> L'employeur le reçoit, ça cause, ça cause, tout le monde semble content. L'employeur demande alors : "combien vous demandez?", "Disons, pour les 10 ans d'expérience et vu mon salaire actuel, si je fais un petit effort, je dirais 3000 euros par mois", fait le journaliste postulant. "Très bien monsieur X, nous allons étudier votre candidature avec attention. Nous ne manquerons pas de vous rappeler", fait le recruteur. En réalité, dans sa tête, il se dit "Hein?! Combien?! Mais enfin, j'ai des chômeurs en fin de droits qui tapent à la porte et qui ne pourront pas refuser 1200 euros net ! Je crois qu'on va en rester là. Manque pas d'air celui-là !"
Conséquence de ce cas : la mobilité inter-entreprises dont on nous rebat les oreilles, hop ! aux oubliettes. Le journaliste en poste : il continuera à s'accrocher comme un Bernicle à son siège. Ne va plus rien branler, va tomber en dépression, va coûter grave cher à l'entreprise. Va faire son ulcère, sera renvoyé à 50 piges, touchera le chômage, touchera son cancer et coûtera cher à toute la société.
L'employeur lui, préfère attendre que les enchères baissent (oui, oui, les enchères, ça baisse maintenant, c'est un nouveau concept)
B : le journaliste est chômeur depuis peu (les sommes sont à titre d'exemple) et a déjà refusé deux offres dites "raisonnables"--> L'employeur le reçoit, ça cause, ça cause, tout le monde semble content. L'employeur demande alors : "combien vous demandez?", "Disons, pour les 10 ans d'expérience, vu que je suis au chômage, disons 2300 euros par mois", fait le journaliste postulant. "Très bien monsieur X, nous allons étudier votre candidature avec attention. Nous ne manquerons pas de vous rappeler", fait le recruteur. En réalité, dans sa tête, il se dit "Hein?! Combien?! Mais enfin, j'ai des chômeurs en fin de droits qui tapent à la porte et qui ne pourront pas refuser 1200 euros net ! Je crois qu'on va en rester là. Et puis des chèques repas tant qu'il y est?!"
Conséquences de ce cas : idem qu'avant. Sauf que le chômeur commence à avoir les chocottes. il n'a pas refusé, mais il ne trouve pas de travail et le temps passe... Bientôt, il va devoir accepter de travailler pour beaucoup moins. Le directeur lui, il est tout content, parce que comme ça, il fait baisser les prix du marché du travail. C'est bien.
Cas C : Notre journaliste est au chômage depuis un an. Il a fait des piges et tout le tralala, mais n'empêche. Prochaine offre, il pourra plus dire non. ---> L'employeur le reçoit, ça cause, ça cause jusqu'au moment du salaire : "Bien, depuis combien de temps êtes vous au chômage?", le journaliste rougit : "un an...", l'employeur s'exclame : "Alors le poste est à vous ! On va s'entendre. 1200 euros ! Banco !"
Conséquence de ce cas : le demandeur d'emploi est devenu un mendiant d'emploi. L'employeur donne un susucre, un mec disparaît des statistiques ANPE. Il va s'aigrir dans son entreprise car il sait qu'il est sous-payé. Donc il ne va pas non plus faire trop d'efforts pour 1200 euros par mois. Productivité 0. Mais tout le monde est content. Sauf celui qui travaille.
Conclusion : Je dis bravo. Bravo à ceux qui ont pensé à ce système. Chaque chômeur peut donc mesurer le souci que l'Etat et la représentation nationale ont de lui. Mais bon sang, il n'a qu'a pas être aussi feignant !
Mais enfin pourquoi ce titre??
Un fabuleux jour de salon de l'agriculture, alors qu'il parcourait les travées de l'exposition, notre bon président de la République, Nicolas Sarkozy s'est fait héler par un goujat personnage...
Rapidement le ton monte, l'agresseur, lâche un terrible "touche-moi pas tu vas m'salir", laissant clairement entrevoir son talent d'orateur et son parcours littéraire qui ferait pâlir Marc Lévy.
Là dessus, notre bon Président, agacé qu'on lui vole la vedette et surtout son art consommé de la rhétorique, lui balance "bin c'est ça ! casse-toi pauv' con !"
Magnifique ! Socrate lui même n'aurait pas dit mieux. Quelques secondes plus tard, le malheureux agresseur va se cacher... Bien aidé par le service d'ordre.
Cette histoire, chers nouveaux amis, elle a inspiré ce blog. Car un blog consacré à notre bon Président, ça se mérite. On a pas les honneurs comme ça. C'est une vie entière passée à rêver de ce moment où, en bon Président de la République, devant les caméras, on peut dire "Casse-toi pauv' con" sans sourciller.
Merci Président.
Rapidement le ton monte, l'agresseur, lâche un terrible "touche-moi pas tu vas m'salir", laissant clairement entrevoir son talent d'orateur et son parcours littéraire qui ferait pâlir Marc Lévy.
Là dessus, notre bon Président, agacé qu'on lui vole la vedette et surtout son art consommé de la rhétorique, lui balance "bin c'est ça ! casse-toi pauv' con !"
Magnifique ! Socrate lui même n'aurait pas dit mieux. Quelques secondes plus tard, le malheureux agresseur va se cacher... Bien aidé par le service d'ordre.
Cette histoire, chers nouveaux amis, elle a inspiré ce blog. Car un blog consacré à notre bon Président, ça se mérite. On a pas les honneurs comme ça. C'est une vie entière passée à rêver de ce moment où, en bon Président de la République, devant les caméras, on peut dire "Casse-toi pauv' con" sans sourciller.
Merci Président.
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